28 février, Journée mondiale sans Facebook

Marwa Mourad Vendredi 01 Mars 2019-17:54:20 Chronique et Analyse
Comment devenir moins esclave de réseaux sociaux?
Comment devenir moins esclave de réseaux sociaux?

A chaque jour sa journée mondiale. Aujourd’hui 28 février, c’est la journée mondiale sans Facebook. L’occasion idéale de se déconnecter des réseaux sociaux et, pourquoi pas, passer une journée sans son Smartphone. Le  thème est basé sur le géant Facebook, tous les réseaux sociaux sont finalement concernés : Twitter, Pinterest, Youtube, Instagram … Sommes-nous les esclaves de nos réseaux sociaux ou est-ce tout simplement un effet de mode ?

 

Le 28 février, les promoteurs de la journée invitent les 2,13 milliards d’utilisateurs actifs à mettre une pause à l’utilisation de leur réseau social préféré, en marge de la Journée mondiale sans Facebook.

« Bien que cela paraisse difficile pour  les internautes, c’est une occasion  idéale  de tester son indépendance aux réseaux sociaux. Et y arriver, aidera les internautes  à prendre conscience que le Smartphone et les réseaux sociaux ne sont pas si vitaux que ça », encouragent les promoteurs de la journée.

Pour certains, cette journée est l’occasion d’économiser de l’argent que l’on dépense tous les jours pour payer la connexion à l’internet. Mais aussi de voir ses amis ou de sortir, prendre de l’air et se rendre compte que toute votre vie ne tient pas à votre main ou au Smartphone.

Des autres trouvent que cette journée a sa raison d’exister, surtout si l’on sensibilise la jeunesse à une prise de conscience sur l’importance des relations humaines physiques, car ils trouvent que les réseaux sociaux divisent les familles en réduisant la communication verbale, le face à face : «  Il est plus intime et plus cordiale de discuter avec son conjoint(e), son enfant ou son frère en face que de lui laisser un message sur Whatsapp ou Messenger, » insistent-ils.

Pour la plupart, par contre, ils trouvent impossible à ce siècle de vitesse de passer toute une journée sans échanger sur les réseaux sociaux, notamment Facebook car leur métier leur y oblige.  Chaque jour, s'ils ne partagent pas au moins une information, ils en reçoivent une. Bref, un jour sans Facebook les déconnecterai du monde extérieur. Il suffit juste de savoir gérer le temps.

Le but des promoteurs de la Journée mondiale sans Facebook est de lutter contre la dépendance aux réseaux sociaux qui touche notamment les jeunes de 13 à 22 ans voir même les parents.  Cette journée est aussi une manière d’insister « sur la sécurisation nécessaire de l’outil qui est plutôt du genre perméable » à de nombreuses attaques et autres pillages d’informations.

Un réseau social c’est un « site internet qui permet aux internautes de se créer une page personnelle afin de partager et d’échanger des informations, des photos ou des vidéos avec leur communauté d’amis et leur réseau de connaissances. »

Les réseaux sociaux ne cessent d’évoluer, de se transformer et on peut en trouver dans pratiquement tous les domaines. Les plus connus sont bien entendu Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, Youtube ou encore Linkedin. Ils évoluent dans le sens où ils proposent de plus en plus d’options aux internautes, leur interface devient de plus en plus interactive également et, désormais, ces réseaux peuvent être utilisés pour des choses pour lesquelles ils n’étaient pas programmés à la base (par exemple passer une annonce pour un job sur Twitter). A mon avis, les réseaux sociaux évoluent parce que les utilisateurs sont de plus en plus demandeurs. C’est d’ailleurs devenu un vrai automatisme, dès le matin la majeure partie des gens ont le nez dans leur téléphone entrain de snaper leur petit-déjeuner ou vous twitter de passer « une bonne journée ». Personnellement, le matin j’évite d’allumer mon téléphone, j’essaye de garder une certaine distance avec les applications parce que je passe vite de 5 minutes à 1h00 dessus. Alors, oui les réseaux sociaux ont des bons côtés, mais il y en a aussi des mauvais. Par exemple, il y a de plus en plus de méchanceté gratuite et de harcèlement, les gens se cachent derrière un écran et une adresse IP. De plus, ce que nous montre les réseaux sociaux, notamment les photos postées sur Instagram, sont souvent très loin de la réalité et surtout de notre réalité ! Les effets de mode se propagent et disparaissent du jour au lendemain, les photos publiées filent des complexes, les relations deviennent virtuelles et on perd la valeur des vraies choses. Alors sommes-nous réellement les esclaves de nos réseaux sociaux ?

Comme dans toute chose dans la vie, c’est à nous de trouver le bon équilibre, c’est-à-dire que c’est à nous de faire en sorte que les réseaux sociaux ne deviennent pas notre quotidien, c’est à nous de faire en sorte de continuer à vivre dans un monde réel plutôt qu’un monde virtuel. C’est sur que c’est bien utile pour papoter avec des amis ou de la famille qui se trouvent à l’autre bout du monde, de partager un peu de son quotidien avec ses connaissances (moi la première à l’avouer), mais ne perdons tout de même pas le sens des priorités dans la vie. J’ai souvent cette image d’un téléphone portable greffé dans la main des gens plus tard dans le futur, comme si on ne pouvait plus vivre sans notre téléphone, comme si les nouvelles technologies se mettaient à rythmer notre quotidien. On se lève avec Facebook, on mange avec Youtube, on bosse avec Twitter, on fait du sport avec Instagram et on se couche avec Pinterest. Des artistes tel que Stromae ont déjà abordé la question, ce dernier dresse un portrait critique des réseaux sociaux, Twitter en particulier, dans sa chanson Carmen. Cette critique est d’autant plus justifiable, puisque l’artiste lui-même avoue en être une victime, car il a besoin de ses réseaux sociaux pour faire connaître son actualité et ainsi promouvoir son travail.

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